Le consentement au don d’organes : comment ça fonctionne?

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Depuis mai 2012, une nouvelle option sur Facebook permet aux utilisateurs d'annoncer publiquement leur statut de donneur d'organes.  Aux États-Unis, 13 054 personnes se sont inscrites sur la liste de donneurs dès le premier jour de l'initiative, comparativement à une moyenne quotidienne de 616 inscriptions auparavant. En voyant vos contacts Facebook faire ce geste d'entraide, peut-être avez-vous avez songé, vous aussi, à consentir au don de vos organes?

Mais savez-vous comment consentir?

Consentir au don d'organes et de tissus

Tout le monde peut faire don de ses organes à son décès. Il suffit de consentir, c'est-à-dire d'avoir donné son accord. Ce consentement doit être donné par écrit, ou verbalement devant deux personnes. Dans le cas d'un enfant âgé de moins de 14 ans, le consentement de ses parents ou tuteurs est obligatoire.

Au Québec, il existe trois façons faciles de faire connaître son consentement :

  1. En s'inscrivant au Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

    Pour s'inscrire au Registre, il suffit de signer le formulaire Consentement au don d'organes et de tissus qui est envoyé par la poste en même temps que l'avis de renouvellement de la carte d'assurance maladie. On peut également le commander par téléphone auprès de la RAMQ.

  2. En signant l'autocollant de don d'organes et en l'apposant au dos de votre carte d'assurance maladie.
    Cet autocollant vous est envoyé en même temps que votre nouvelle carte d'assurance maladie lors du renouvellement. Vous pouvez également l'obtenir auprès de plusieurs établissements de santé.

  3. En inscrivant son consentement dans le Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec.

La rédaction d'un testament ou d'un mandat d'inaptitude est une bonne occasion de faire inscrire son consentement par un notaire.

Attention ! Lorsqu'un patient arrive cliniquement mort à l'urgence, un médecin pourra prélever ses organes, même si la volonté de ce dernier est inconnue à ce moment. Les proches du patient pourront alors consentir pour lui. S'il est impossible d'obtenir le consentement des proches, il faudra que deux médecins garantissent qu'il était impossible de l'obtenir à temps, qu'il y avait urgence d'agir et que le prélèvement pourra véritablement sauver ou améliorer la qualité de vie d'une autre personne.

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