Affaire Guy Turcotte : Le Directeur aux poursuites criminelles et pénales du Québec porte la décision en appel

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Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec questionne le travail du juge au procès de Guy Turcotte lorsqu'il a donné ses directives au jury. Les directives peuvent ainsi avoir influencé le jury dans ses conclusions.

L'ex-cardiologue Guy Turcotte a été reconnu non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants par un jury composé de 11 personnes.

Les directives au jury : un aspect important du travail du juge lors d'un procès

Dans tout procès où il y a un jury, le juge est appelé à donner des directives aux membres du jury avant qu'ils quittent la salle pour décider de la culpabilité ou non d'un accusé. C'est ce qu'on appelle l'adresse du juge au jury. C'est une étape très délicate du travail du juge puisqu'il doit aider les jurés à rendre leur verdict sans toutefois les influencer. Au cours de cette étape, le juge passe en revue la preuve qui a été présentée au procès et fait un résumé des théories défendues par le Directeur aux poursuites criminelles et pénales et par la défense. Il doit également expliquer aux jurés les notions de droit liées à la cause.

Le rôle du Directeur aux poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP)

Le rôle du Directeur aux poursuites criminelles et pénales du Québec est de représenter l'État et de poursuivre en son nom tout citoyen qui commet des actes criminels. Il est donc l'avocat qui dirige les poursuites et qui a la responsabilité de démontrer la culpabilité d'une personne accusée d'un crime. Il travaille donc de concert avec les policiers pour préparer son dossier pour la Cour.

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