Juge

Diriger, écouter et décider. Le métier de juge incarne l’autorité, mais comporte des responsabilités très importantes.

Niveau de scolarité: 

Université

Perspectives d’emploi: 

Restreintes

Qualités recherchées: 

  • Capacité d'analyse
  • Écoute
  • Impartialité
Description

On se l’imagine sévère, coiffé d’une longue perruque bouclée et armé d’un marteau pour faire régner le silence dans le tribunal. Cette image du juge est pourtant dépassée. S’il est vrai qu’il incarne l’autorité, celle-ci s’accompagne de grandes responsabilités. Et il n’a pas besoin d’un marteau et d’une perruque pour les exercer!

Le juge préside les procès civils et criminels. Un peu comme un arbitre sur une patinoire, il doit s’assurer que les règles du jeu sont respectées dans la salle d’audience.

Après le procès, une fois de retour dans son bureau, il a la tâche délicate de trancher le débat et de rendre une décision juste et conforme au droit. De longues heures de lecture et de rédaction sont au programme!

Les jugements d’un juge peuvent avoir un énorme impact dans la vie des gens. Pensons à la décision de déclarer une personne coupable d’un crime, ou encore à celle concernant la garde des enfants dans un cas de divorce.

Pour être en mesure de rendre la meilleure décision, le juge doit avoir un bon esprit d’analyse et une profonde connaissance de la loi. Surtout, il doit posséder une grande capacité d’écoute. À toutes les étapes, il doit faire preuve d’une parfaite neutralité.

Le travail

Les principales tâches du juge

  • gérer le déroulement du procès et de son échéancier, du début à la fin;
  • diriger le procès en s’assurant que les règles sont respectées;
  • écouter les témoignages, tant des témoins que des experts, et les arguments des avocats;
  • analyser la preuve – c’est-à-dire les informations qui lui ont été présentées lors du procès. Il fait les recherches nécessaires pour trouver quelles sont les règles juridiques qui s’appliquent;
  • décider en rendant un jugement qui explique, entre autres, comment il est arrivé à cette conclusion.


Les conditions et le milieu de travail du juge

Le juge travaille dans son bureau, lorsqu’il analyse un dossier ou rédige un jugement, par exemple. Il passe le reste du temps dans une salle d’audience, où il dirige les procès.
Les grandes responsabilités du juge l’amènent souvent à travailler de nombreuses heures, et peuvent rendre son travail stressant. Il a beaucoup de pain sur la planche: une énorme quantité de lecture et de rédaction l’attendent presque toutes les semaines.

La formation

Il n’existe pas d’« école de juges » au Canada.

Les juges sont choisis parmi les avocats qui sont membres du Barreau depuis au moins 10 ans.

C’est le gouvernement provincial ou fédéral, selon le tribunal, qui a le pouvoir de les nommer.

Les avocats choisis ont souvent passé une grande partie de leur carrière à plaider devant les tribunaux. Mais ce n’est pas une règle absolue.

Le dossier des candidats est scruté à la loupe: ils doivent posséder de grandes aptitudes juridiques et avoir un parcours professionnel et personnel sans tache.

Le salaire

Les juges gagnent très bien leur vie.

Leur salaire est public et fixé par la loi. Il est déterminé sur une base annuelle, peu importe le nombre d’heures travaillées.

Le revenu varie selon le tribunal où travaille le juge. Par exemple, un juge de la Cour municipale ne gagne pas le même salaire qu’un juge de la Cour suprême du Canada. Toutefois, la majorité des juges touchent plus de 200 000 $ par année.

Plus d'infos

Le site de la Cour du Québec décrit le rôle du juge et explique le processus de nomination des juges de cette cour.

Le site du Commissariat à la magistrature fédérale Canada propose aussi de multiples informations sur le juge, son mandat et sa rémunération.

Le travail des juges est examiné par différents organismes. Pour de l’information sur le rôle de ces organismes et sur les règles de déontologie des juges, on peut consulter le site du Conseil de la magistrature du Québec, celui du Conseil canadien de la magistrature, et celui de l’Institut national de la magistrature.