Interprète judiciaire

Son travail permet à tous de faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Peu importe la langue qu’ils parlent!

Niveau de scolarité: 

Cégep ou université

Diplôme requis: 

Aucun diplôme spécifique

Perspectives d’emploi: 

Restreinte

Qualités recherchées: 

Bonne communication
Concentration
Rigueur

Description

Le rôle d’un interprète dans un tribunal? Permettre que des personnes qui ne parlent pas la même langue puissent se comprendre, bien sûr.

L'interprète joue un rôle important dans le système judiciaire. Son expertise fait tomber des barrières: elle permet à tous de faire valoir leurs droits devant les tribunaux, peu importe la langue qu’ils parlent. D’ailleurs, le droit à l'assistance d'un interprète est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés.

Par exemple, si un témoin ne parle qu’espagnol, l'interprète écoute ce qu'il dit et le traduit à voix haute, en français ou en anglais. Il doit le faire de manière neutre, sans prendre parti.

Le choix des mots est important : un bon interprète doit être rigoureux, capable de traduire le plus fidèlement possible ce qu’il entend… et de rester concentré pendant plusieurs heures. C’est aussi un grand communicateur.

Au Québec, des interprètes sont surtout sollicités pour traduire le français et l'anglais, mais aussi l'espagnol, le chinois et le vietnamien. À l’occasion, il y a des besoins en arabe, en grec ou en cambodgien, par exemple.

Le travail

Les principales tâches de l'interprète judiciaire

  • se préparer adéquatement, avant de se présenter en cour, en révisant le vocabulaire en lien avec la cause qui sera entendue;
  • écouter très attentivement ce qui est dit dans une certaine langue par un témoin, un expert, un avocat, un juge, par exemple;
  • exprimer fidèlement dans une autre langue ce qui vient d’être dit.

Un juge ou un avocat peut aussi demander à l’interprète de traduire à haute voix des documents écrits.

 

Les conditions et le milieu de travail de l’interprète judiciaire

L’interprète judiciaire travaille principalement dans un tribunal. De temps à autre, il peut aussi accompagner des professionnels du droit pour intervenir dans une réunion ou une session de négociation, par exemple.

Au cours d’un procès, il est amené à s'exprimer devant plusieurs personnes: un juge, des avocats, des témoins, et même un jury.

L’interprète judiciaire accomplit un travail exigeant et parfois stressant. Il doit rester concentré tout au long de ses interventions. À l’occasion, on peut lui demander de traduire un vocabulaire technique ou très compliqué.

La formation

La pratique du métier d’interprète judiciaire n’exige aucune formation particulière. Mais la majorité des interprètes ont étudié la traduction ou les langues.

Plusieurs universités québécoises proposent un programme de baccalauréat en traduction. L’Université d’Ottawa a mis en place une maîtrise spécialisée en interprétation.

Une formation en droit n'est pas un prérequis, mais peut être un atout.

Pour devenir interprète judiciaire agréé, il faut devenir membre de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (l'OTTIAQ). Mais il n’est pas nécessaire d’obtenir ce titre pour exercer le métier d’interprète judiciaire. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’OTTIAQ.

Pour exercer leur métier, les interprètes judiciaires ont intérêt à s’inscrire auprès du Service d'interprétation et de traduction judiciaires. Chaque candidat doit passer un examen pour faire partie de cette banque d’interprètes.

Le salaire

L’interprète judiciaire est généralement un travailleur autonome. Son salaire dépend donc du nombre de contrats qu’il décroche.

Ces contrats proviennent le plus souvent du service d'interprétation et de traduction judiciaires d’un palais de justice, dans le cadre d’un procès. Mais il arrive aussi que le secteur privé engage un interprète. Un bureau d'avocats peut avoir besoin de ses services lors d'un interrogatoire à l'extérieur du tribunal, par exemple.

Rares sont les interprètes judiciaires qui ne vivent que de ce métier, difficile à pratiquer au quotidien. Bien souvent, ils effectuent aussi des contrats de traduction écrite. Ils peuvent également travailler comme interprètes lors de conférences sur différents sujets liés ou non à la justice.

Plus d'infos

Le site de l'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (l'OTTIAQ) informe sur les métiers de traducteurs, de terminologues et d'interprètes. Il indique aussi le processus à suivre pour devenir membre de l’ordre.

Le site de Service Canada présente les métiers de traducteurs, terminologues et interprètes. Il fournit aussi des statistiques et des perspectives d'emploi.

Le Journal du Barreau a publié un article sur les réalités du métier d’interprète judiciaire.