Avortement : quels sont les délais ?

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Au Québec, l'avortement est légal, gratuit et accessible, et ce, en tout temps. Aucune loi ne prévoit de délai maximal au-delà duquel une femme enceinte perd son droit à l'avortement. Ainsi, peu importe l'avancement de sa grossesse, une femme a toujours le choix de faire ce qu'elle croit être le mieux pour elle.

Malgré tout, différentes techniques médicales doivent être utilisées dépendamment du nombre de semaines de grossesse. Voici donc quelques informations sur la procédure à suivre selon l'avancement de la grossesse.

 

13 semaines de grossesse et moins (1er trimestre)

Au Québec, la grande majorité des avortements se déroulent lors du 1er trimestre de la grossesse. Par contre, il est assez rare qu'un avortement soit pratiqué avant la 7e semaine de grossesse car les chances de succès seraient alors moins grandes.

Au stade du 1er trimestre, presque tous les établissements de santé du Québec peuvent effectuer l'avortement : centres hospitaliers, CLSC,  cliniques privées et cliniques communautaires.

 

De 14 semaines à 24 semaines de grossesse (2e trimestre)

Les avortements effectués durant le 2e trimestre de la grossesse peuvent également avoir lieu dans la majorité des établissements de santé du Québec.

Cependant, plus la grossesse est avancée, moins les établissements de santé sont équipés pour effectuer les avortements.

 

25 semaines de grossesse et plus (3e trimestre)

Les avortements du 3e trimestre sont plus rares. Ce ne sont pas tous les établissements qui sont suffisamment équipés pour effectuer des avortements à ce stade de la grossesse.

En cas de besoin, le système de santé québécois permet aux femmes de se rendre aux États-Unis pour obtenir un avortement de 3è trimestre. Les frais de déplacement et d'exécution de l'avortement sont couverts par la RAMQ.

Pour connaître les différents endroits où vous pouvez obetnir un avortement, vous pouvez appeler le 811.

Important !
Cet article explique de façon générale le droit en vigueur au Québec et n’est pas un avis ou un conseil juridique. Pour connaître les règles particulières à votre situation, consultez un avocat ou un notaire.