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En manchette

Décembre 2008

Le cours Éthique et culture religieuse, aussi obligatoire que l’école?

Depuis septembre 2008, le cours Éthique et culture religieuse est imposé à tous les élèves québécois, ce qui ne fait pas l’unanimité chez leurs parents. Certains ont manifesté. D’autres se sont adressés aux tribunaux. D’autres enfin voudraient retirer leurs enfants de la classe pendant ce cours. Que dit la Loi sur l’instruction publique à ce sujet?

La fin des choix

Jusqu’à l’an dernier, on pouvait choisir entre le cours d’enseignement moral et religieux (catholique ou protestant) ou l’enseignement moral. Ce régime à option a été aboli au profit du nouveau cours Éthique et culture religieuse qui vise, entre autres, à familiariser les élèves avec certaines religions présentes dans la société qui les entoure.

Le droit de choisir n’existe donc plus. Les parents en désaccord peuvent toutefois demander à leur commission scolaire d’exempter leur enfant du cours Éthique et culture religieuse. Ils doivent alors démontrer que leur enfant subirait un préjudice grave si on l’obligeait à suivre le cours.

Reste à savoir ce qu’on entend par préjudice grave? Il n’y a pas encore de réponse précise à cette question. Les tribunaux seront appelés à nous donner des critères plus précis dans les prochains mois. D’ici là, les commissions scolaires doivent évaluer chaque demande.

Absences non motivées

Si la commission scolaire refuse d’exempter leur enfant, certains parents pensent que la meilleure solution est de retirer purement et simplement leur enfant du cours. Or, il est obligatoire, au Québec, de fréquenter l’école pour les jeunes de 6 à 16 ans. Les parents sont même tenus de prendre les moyens nécessaires pour que leur enfant aille à l’école. L’élève ne peut se soustraire à ses cours que dans certains cas, notamment si :

  • il est malade;
  • c’est l’école qui l’a expulsé;
  • ses parents lui dispensent à la maison une éducation jugée équivalente par la Commission scolaire.

Le directeur d’école doit, quant à lui, relever les absences de chaque élève. En cas d’absences répétées et non motivées, le directeur intervient auprès des parents et de l’élève pour s’assurer que la situation se corrige. Si rien ne change, le directeur d’école doit signaler la situation au directeur de la protection de la jeunesse après avoir averti les parents par écrit.
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