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Parents
Simon a 8 ans. Son père et sa mère sont, depuis sa naissance, ses tuteurs légaux. Ils veillent ensemble à protéger les droits de Simon, prendre soin de lui et à administrer ses biens. Mais qu’arrive-t-il si les parents de Simon sont victimes d’un grave accident d’automobile et décèdent tous les deux?
Éducaloi vous explique, dans cette capsule, en quoi consistent la tutelle légale et la tutelle dative au mineur.
Règle générale, une personne devient complètement indépendante de ses tuteurs à l'âge de 18 ans. À ce moment-là seulement, elle est libre d’exercer seule et sans limite tous ses droits civils (faire un testament, donner l'un de ses organes de son vivant, etc.).
Avant la majorité, le mineur a un ou plusieurs tuteurs. La plupart du temps, les tuteurs sont les parents du mineur. Ces derniers ont le devoir d'agir dans le meilleur intérêt de leur enfant, tant pour sa personne que pour ses biens.
La loi prévoit deux types de tutelle au mineur :
Les tuteurs datifs
La loi impose des obligations au tuteur datif du mineur. Il doit entre autres :
Les tuteurs légaux (les parents) Les obligations énumérées ci-haut s’appliquent seulement à eux lorsque la valeur des biens de leur enfant excède 25 000$. Toutefois, les parents doivent toujours fournir un rapport final d’administration à l’enfant lorsqu’il atteint 18 ans, même si la valeur des biens administrés est inférieure a 25 000$. Ce rapport est moins formel que celui exigé quand les biens excède 25 000$, mais il est quand même conseillé d’utiliser des comptes bancaires distincts pour l’enfant et de conserver des pièces justificatives pertinentes.
Selon que la tutelle soit légale ou dative, les pouvoirs du tuteur ne sont pas les mêmes.
Oui. Cela dépend d'où vient le bien ou l'argent en question.
Certains biens échappent à l'administration du tuteur parce qu'ils ont été légués ou donnés dans des circonstances qui font officiellement d'une autre personne l'administrateur. Par exemple, un testament peut prévoir que Nicolas, trois ans, hérite d'une somme de 25 000$, qui sera gérée jusqu'à sa majorité par une fondation ou une institution financière. Par ailleurs, quel que soit son âge, un mineur peut gérer seul son allocation et ses revenus d'emploi. De plus, dès l'âge de 14 ans, il est considéré comme un adulte pour tout ce qui a trait à son emploi, son art ou sa profession! Il existe une importante nuance à ce principe. Si un enfant tire des revenus substantiels de son travail, ses parents peuvent s'adresser au tribunal pour faire déterminer la part que l'enfant peut continuer d'administrer seul et la part dont eux devraient s'occuper.
Le Curateur public doit surveiller la gestion de tous les tuteurs datifs et aussi des tuteurs légaux qui gèrent des biens de plus de 25 000 $.
La tutelle au mineur prend fin automatiquement à la majorité du mineur, à sa pleine émancipation ou à son décès. « Pleine émancipation » est un mécanisme juridique qui accorde à un adolescent pratiquement les mêmes droits qu’un adulte.
Quant à la charge de tuteur, elle peut aussi se terminer par le remplacement ou le décès du tuteur. En ce qui concerne la démission du tuteur, les parents ne peuvent pas décider de ne plus être les tuteurs de leur enfant: c'est une charge obligatoire. Par contre, un tuteur datif (en remplacement des parents) peut démissionner pour des motifs sérieux, sur autorisation du tribunal. Finalement, un tuteur, datif ou légal peut être destitué par le tribunal à la demande de toute personne, s'il ne s'acquitte pas bien de ses obligations ou s'il est incapable d'être tuteur. Il faut cependant qu'il y ait des motifs sérieux. Par exemple:
Non. La tutelle des parents prend fin à la majorité de l’enfant. La loi ne prévoit pas de tutelle à la majorité d’un enfant qui a besoin de protection.
Cependant, les parents d’un enfant qui a besoin d’être protégé peuvent demander au tribunal ou à un notaire de lui ouvrir un « régime de protection ». Les régimes de protection sont des mécanismes légaux établis afin de protéger les personnes vulnérables. Par exemple, Sophie, qui vient d’avoir 18 ans, vit avec un handicap intellectuel léger. Même si elle est capable de s’occuper elle-même de plusieurs aspects de sa vie, elle a quand même besoin d’être encadrée en ce qui concerne ses finances, ses démarches administratives, etc. Ses parents ont donc décidé de demander l’ouverture d’un régime de protection. Pour en savoir plus, consultez la capsule L’ouverture d’un régime de protection.
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