Évaluation
Est-ce que cette capsule vous a été utile?
![]() ![]() |
Parents
Jusqu’ici, toutes les tentatives de Mathias et Sofia pour avoir un enfant ont échoué. Les médecins consultés leur ont asséné une douche froide. Selon eux, Mathias n’a que de très faibles chances de pouvoir un jour concevoir un enfant. Après une longue réflexion, le couple décide de recourir à la procréation assistée. Cependant, ils veulent s’assurer qu’ils seront tous les deux considérés comme les parents du bébé, bien que Mathias ne soit pas le père biologique.
Dans cette capsule, Éducaloi s’intéresse à la filiation créée entre des parents et un enfant, lorsque ce dernier est issu de la procréation assistée.
La procréation assistée, c’est lorsqu’on qu’un couple qui a comme projet d’avoir un enfant a recours à la contribution biologique d’un tiers. Il existe deux types de procréation assistée :
Elle s’établit de la même manière que lorsqu’un couple a un enfant de manière naturelle. Elle s’établit:
Soulignons qu’en matière de filiation, l’intérêt de l’enfant et la stabilité des familles sont des facteurs plus importants que la biologie. C’est pourquoi nul ne peut contester le lien de filiation entre un enfant et un parent dont le nom apparaît à l'acte de naissance et qui exerce une possession constante d’état. Pour plus d’information à ce sujet, consultez la capsule sur la filiation.
Quand il y a eu une procréation assistée avec relation sexuelle, l’homme qui a contribué à concevoir l’enfant a un an après sa naissance pour demander que sa paternité soit reconnue. Ceci est vrai même si c'est le nom du conjoint ou de la conjointe de la mère qui apparaît à l'acte de naissance et que c'est cette personne qui, dans les faits, assume le rôle du parent.
Ainsi, la filiation du conjoint ou de la conjointe de la mère reste incertaine pendant un an, le temps pour le père biologique de décider s’il désire établir un lien de filiation avec l’enfant ou non. S'il décide de le faire, le conjoint ou la conjointe de la mère ne pourra pas être considéré(e) légalement comme le parent de l'enfant.
Oui, à certaines conditions. Le conjoint ou la conjointe de la mère, si le couple est marié ou uni civilement, est présumé(e) être le parent de l'enfant issu d'une procréation assistée. Cependant, cette personne peut contester sa filiation si elle prouve que l’enfant n’est pas issu de la procréation assistée ou qu'elle n’a pas approuvé le fait d'avoir recours à la procréation assistée.
Par ailleurs, un conjoint, même un conjoint de fait, qui avait approuvé le projet de bébé par procréation assistée est responsable de l’enfant même s’il refuse de signer la déclaration de naissance.
Lorsque l’enfant est né d’une « procréation assistée », par exemple à la suite d’une insémination artificielle, le parent pourra tenter de prouver son lien avec l'enfant par tous les moyens disponibles pour établir une telle filiation.
Pour plus d’information à ce sujet, consultez la capsule sur la filiation.
Non. La loi stipule qu’aucun lien de filiation ne peut être établi entre un donneur de sperme et l’enfant qui en est issu. D’ailleurs, les renseignements qui permettraient d’identifier le donneur sont confidentiels.
À noter qu'il est interdit depuis 2004 de payer quelqu'un pour un don de sperme ou d'ovules. Par contre, il est possible de dédommager le donneur pour certains frais (par exemple, ses frais de déplacement).
Ce n'est pas illégal, mais la loi prévoit que les contrats de mères porteuses n’ont aucune valeur légale au Québec. C’est donc très risqué d’en faire un, car si la mère décide en fin de compte de garder le bébé, la personne qui a contracté avec elle ne pourra pas légalement la forcer à lui donner l’enfant.
La solution la plus courante pour les couples qui ne peuvent pas engendrer un enfant reste l’adoption. À ce sujet, consultez les capsules l’adoption d'un enfant au Québec et l'adoption internationale.
Sur le même sujet
|