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Nos autres capsules - La responsabilité au Québec

La responsabilité des médecins

Chacun d’entre nous a, à un moment ou un autre, eu besoin de consulter un médecin. Celui-ci, selon la nature de la consultation, pose un diagnostic, prescrit un traitement et en assure le suivi. Il peut arriver, malheureusement, qu’une erreur soit commise.

Éducaloi vous indique, dans cette capsule, quelles sont les obligations des médecins envers leurs patients et comment les principes de responsabilité civile s’appliquent au contexte particulier des médecins.

Quelles sont les obligations d’un médecin vis-à-vis ses patients?

Un médecin a envers ses patients une responsabilité très étendue. Elle couvre tous les actes qu’il peut poser mais aussi parfois les directives qu’il peut donner aux membres des autres corps de métier avec lesquels il collabore, comme par exemple le personnel infirmier.

Voici les principales obligations d’un médecin :



La responsabilité professionnelle d’un médecin est-elle automatiquement engagée s’il fait une erreur?

Non. La médecine n’est pas une science exacte. C’est un domaine en développement constant. Par conséquent, la responsabilité du médecin n’est pas automatiquement engagée même si le diagnostic qu’il a posé est erroné, le traitement qu'il a prescrit est inapproprié ou la chirurgie qu'il pratique est inefficace.

Lorsque le tribunal évalue si un médecin a commis une faute, il doit déterminer si, dans les circonstances, la conduite du médecin était sérieuse et raisonnable. Il regardera si un médecin prudent et diligent, placé dans les mpemes circonstances, aurait pu tirer les mêmes conclusions et poser les mêmes gestes que le médecin.

Ainsi, par exemple, afin de poser un diagnostic dans les règles de l’art, le médecin doit : utiliser les méthodes qui sont couramment acceptées, faire contrôler son évaluation par les tests appropriés et, en cas de doute, consulter un confrère. Il doit aussi communiquer son diagnostic au patient et l'avertir s'il se révèle erroné.

Quels sont les facteurs qui sont pris en considération pour évaluer la responsabilité d’un médecin?

Lorsque le tribunal doit évaluer la responsabilité d’un médecin, il doit prendre en considération un certain nombre de facteurs notamment :



Si une personne décède à la suite d’une faute médicale, qui peut intenter une action devant le tribunal et dans quel délai?

Toute personne, qu’elle soit parent ou non avec le patient décédé, peut intenter une action en responsabilité contre le médecin fautif à condition d’en avoir subi un dommage direct. Cette action doit habituellement être intentée dans les trois ans qui suivent le décès.

Ces personnes ne peuvent réclamer que les dommages personnels qu’ils ont subis et qui résultent de la faute du médecin. Par exemple, si le décès est causé par la faute du médecin, les proches peuvent lui réclamer un montant couvrant les frais funéraires qu’ils ont assumés. Si la personne décédée subvenait aux besoins des membres de sa famille, ceux-ci peuvent demander à recevoir un montant équivalent à la perte de soutien économique qu’ils subiront dans le futur à cause du décès du patient. Ils peuvent également être indemnisés pour le chagrin ou les douleurs éprouvés en raison du décès de leur proche. Par ailleurs, les héritiers du défunt peuvent réclamer une indemnité pour les dommages subis par le patient entre la faute à l'orgine du décès et le décès lui-même dans la mesure où le défunt n’a pas déjà été indemnisé. Si jamais les effets de la faute du médecin se manifestent graduellement et qu'ensuite la mort résulte, le point de départ du calcul est le moment où le trouble se manifeste pour la première fois.