La justice réparatrice est utilisée principalement en matière criminelle. Elle vise avant tout à réparer un tort causé.
Par exemple, la justice réparatrice peut faire en sorte qu’un adolescent rembourse à un propriétaire, sans qu’un juge ne l’y oblige, le coût d’une vitre brisée ou qu’il nettoie le graffiti qu’il a fait sur le mur d’un édifice. Les règles de la justice pénale pour les adolescents favorisent d’ailleurs ce type de solutions, appelées mesures ou sanctions extrajudiciaires, qui peuvent parfois remplacer le passage devant le tribunal. Pour en savoir plus, consultez la section
Jeune pour jeunes du site Web d’Éducaloi.
La justice réparatrice peut aussi se traduire par une rencontre supervisée par un médiateur entre une victime et un agresseur ou même un groupe de victimes et d’agresseurs. Au cours de telles rencontres, les personnes expriment le plus respectueusement possible leurs sentiments face à l’infraction qu’elles ont commise ou subie.
Une telle rencontre peut permettre à la victime de s’exprimer au sujet de l’agression et de l’agresseur. D’autre part, la justice réparatrice permet à l’agresseur de prendre conscience du tort qu’il a causé et de se responsabiliser face aux gestes qu’il a posés. Pour l’agresseur et la victime, la justice réparatrice peut être l’occasion de communiquer et de faire la paix avec le passé. La justice réparatrice aurait aussi des vertus en matière de prévention du crime. Enfin, ces rencontres ne conviennent pas à toutes les personnes ni à toutes les situations et ne sont jamais obligatoires.