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![]() Tribunal des droits de la personne
Huissier-AudiencierJe suis… l’huissier-audiencierLe nom de ma fonction vient du mot « huis », qui signifiait anciennement « porte ». Mais je suis beaucoup plus qu’un simple portier ! Une de mes responsabilités est de voir à ce que la salle d’audience soit prête pour le déroulement de l’audience. Si le dossier de la cour est volumineux, c’est moi qui le transporte du bureau du juge et des assesseurs jusque dans la salle d’audience. Et croyez-moi, dans les causes importantes, les dossiers peuvent remplir plusieurs boîtes! Je veille également à ce que les recueils de lois dont le juge pourrait avoir besoin soient à sa disposition. Je donne finalement dans le petit détail : c’est grâce à moi que le juge, les assesseurs, les avocats et les parties au procès ont de l’eau à leur disposition! Comme le juge et les assesseurs ne feront leur entrée que lorsque tous seront présents et prêts à ce que l’audience débute, je dois aller chercher les avocats qui ne sont pas dans la salle à l’heure prévue. Généralement, ils ne se cachent pas bien loin et je les retrouve soit dans le corridor, soit dans les salles de conférence attenantes à la salle d’audience. Il est cependant arrivé quelques fois que je doive les faire appeler par la greffière-audiencière à l’aide de l’interphone. Habituellement, le procès commence à l’heure prévue. Le juge peut cependant décider de le retarder pour laisser le temps aux parties de négocier un règlement hors cour. Dans ce cas, j’agis comme messager et j’informe le juge du déroulement des négociations. Si les parties viennent à s’entendre, tous se réunissent alors dans la salle d’audience où le juge rend officiel le règlement hors cour en prononçant un jugement qui reprend les termes de l’entente. Par contre, si aucun règlement n’intervient, le procès débute. Une de mes plus importantes fonctions est de veiller au respect du décorum et de voir à que l'audience se déroule dans le calme, la sérénité et le respect. À l’arrivée du juge et des assesseurs, je demande aux gens de garder le silence; lorsqu’ils prennent place, c’est moi qui prononce la fameuse phrase : «Silence! Le Tribunal des droits de la personne présidé par l'honorable juge Untel est maintenant ouvert». J’invite alors les gens à s’asseoir et à éteindre leurs téléphones portables et leurs téléavertisseurs. Par la suite, s’ils parlent, mangent ou lisent le journal dans la section réservée au public, je viendrai, sans troubler l’audience, les rappeler à l’ordre. Durant le procès, je dois souvent passer de longues heures assis sans bouger. Tout en écoutant les témoignages et les plaidoiries des avocats, je reste attentif aux situations où on pourrait avoir besoin de mes services. En effet, je peux être appelé à photocopier des documents, aller chercher les témoins qui attendent dans le corridor et, dans le cas des audiences à huis clos, inviter les gens autres que les parties et les avocats à quitter la salle d’audience. Dans mon travail, il est important de faire preuve d’une grande discrétion. Lorsqu’il s’agit d’un dossier qui implique des personnes que je connais, je demande à un autre huissier-audiencier de me remplacer. Je suis bien conscient qu’il est déjà assez difficile et intimidant de se retrouver devant la cour sans avoir, en plus, à raconter son histoire devant une connaissance. L’huissier-audiencier est donc, en quelque sorte, celui qui rend la vie un peu plus facile au juge, aux assesseurs, aux avocats, aux témoins et aux parties; il veille discrètement à ce que tout soit dans l’ordre. |