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![]() Cour du Québec - Division des petites créances
Témoin ExpertJe suis le témoin-expert. En fait, je suis comme un témoin ordinaire sauf que moi, contrairement aux autre témoins, j’ai le droit de donner mon opinion sur les faits de la cause dans mon domaine de compétence. Mon expertise peut faire la différence entre une cause gagnée et une cause perdue.Je suis vétérinaire depuis plus de trente ans. J’ai d’abord travaillé dans une clinique comme assistant vétérinaire. Comme je travaillais dans une clinique très réputée, j’ai pu bénéficier de nombreux cours de formation dans mon domaine, surtout relativement aux chiens, mon animal préféré. Je connais la médecine vétérinaire sur le bout de mes doigts. Au cours des années, il m’est arrivé à l’occasion d’agir à titre de témoin-expert en médecine vétérinaire. En général, avant que je ne témoigne, le juge me pose quelques questions à propos de mes compétences pour savoir si je suis vraiment expert dans le domaine. Lorsque j’ai soigné le chien de Claude, je ne savais pas encore qu’il y aurait une poursuite judiciaire. Dès que Claude m’a rappelé pour me demander un rapport écrit, je me doutais que l’affaire se terminerait devant le juge. Dans ce cas, mon travail était facile. Je ne devais qu’expliquer dans le rapport les soins donnés au chien. J’ai joint à ce rapport les rapports internes précisant le détail de l’intervention à laquelle j’ai procédé, les médicaments administrés à l’animal et les rayons x. Si ma présence au tribunal est requise, on m’envoie une convocation appelée « assignation à comparaître » ou « subpoena » pour que j’aille expliquer au juge mes conclusions et, si nécessaire, défendre mon rapport. Mon opinion n’est nécessaire que dans les cas où, par mes connaissances, je peux éclairer le tribunal sur un point au sujet duquel les gens en général n’ont pas les connaissances nécessaires pour se former une opinion. Attention, mon opinion n’a de valeur que si les faits sur lesquels je base mes conclusions sont prouvés devant le juge. |